La traversée avait bien duré trois ou quatre heures. Sur les cartes, les distances sont peu de choses et on les parcourt d’un doigt leste sans présager des obstacles, des jours et des nuits nécessaires, des reliefs qu’il faut grimper, en bus chaotique et surchargé qui peine à escalader, et là, en bateau chahuté par… [Lire la suite…]
A leur arrivée dans le petit port côtier, la mer les avait accueillis comme il se doit. Reflets d’argent, ondulations lentes, oiseaux marins gris ou blancs crevant le ciel. Et comme c’était les premières heures, le mystère enveloppait tout dans une brume opaque qui montait tel un rideau sur une scène. L’horizon, ce causeur d’histoires… [Lire la suite…]
Ils s’étaient levés tôt. La troupe avait amorcé une descente silencieuse dans la lumière bleue, bien avant que le soleil n’irise les crêtes, là-bas, au loin, par-delà l’étendue désolée de la grande plaine. La petite file indienne ne tardait pas à franchir un erg sec et commença à gravir les premiers contreforts. Le petit chemin… [Lire la suite…]
Après la tombée de la nuit, alors que Della Spiaggia, Angelo, marchait péniblement dans un chaos de roches et de pentes contradictoires et que l’on ne distinguait plus ni ciel ni terre, qui, à eux deux faisaient l’effet d’un de ces fonds de scène d’un noir si profond que ceux qui jouent devant prennent des… [Lire la suite…]
La terre, le lointain et le ciel. Trois bandes simples, jaune craie, gris roche et arbres calcinés, bleu d’azur imperturbable. La simplicité de l’infini, se dit Della Spiaggia, Angelo. Une curieuse plénitude l’avait accueilli au petit matin, quelques bruits, des froissements d’ailes, des pattes qui grattent, des insectes qui crissent et bourdonnent dans les herbes… [Lire la suite…]
La première partie du chemin avait la coïncidence des choses déjà vues et l’étrangeté de ces mêmes décors croisés quelques heures plus tôt, mais à l’envers, ce qui ajoutait aux variations chromatiques furtives de la fuite du jour un supplément d’inquiétude molle, un effet de l’incertitude dérangeante qui vous prend quand le connu tourne à… [Lire la suite…]
Enceintes minérales, ouverture du ciel comme une trappe du crâne, chemins zigzagants entre des gradins que d’antiques tragédiens auraient sans doute élus pour théâtre, pierres et ronces, rôties au soleil et glacées par les nuits, le terrain découvrait à chaque pas son ennui et la beauté qui en surgit. Là, dans ce chemin escarpé, rempli… [Lire la suite…]
Della Spiaggia, Angelo, rasséréné par le message qu’il avait réussi à écrire en ménageant la comtesse et, ainsi l’espérait-il, un possible retour auprès d’elle, partit du café d’un pas hardi, non sans remettre au serveur le pli et les instructions de son impérieuse livraison. N’ayant aucun bagage à récupérer chez son hôtesse puisque, à son… [Lire la suite…]
Très chère comtesse, chère amie, Je me permets tant de familiarités, puissiez-vous m’en excusez, car de longtemps je n’ai rencontré personne plus charmante et accueillante que vous, à tel point qu’il me semble vous connaître depuis toujours et vous compter comme amie depuis la même nuit des temps. Je ne crains que vous ne preniez… [Lire la suite…]
Il avait choisi de dormir sur la terrasse. Un lit assez haut y servait de banquette dans la journée, un matelas posé sur quelques planches bordées de grosses pierres de taille et surmonté d’un rhododendron géant dont les branches faisaient un pare soleil merveilleux à qui voulait faire une sieste aux heures chaudes. Quand le… [Lire la suite…]
septembre 11, 2011
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